Les quatre amis et le jardin
Abel, Joseph, Gabrielle et Alice vivent dans un jardin merveilleux où il ne pleut jamais. Un matin, la pluie tombe. Comment faire pour trouver le ciel bleu et le soleil? Seul un vieux sorcier pourrait leur répondre ...
Musiques:
Camille saint sans: "Le cygne"
Juliette Armanet: Album "Petite Amie"
Les quatre amis et le jardin.
Abel, Joseph, Gabrielle et Alice, les quatre amis étaient dans un jardin magnifique. Le soleil était au rendez-vous depuis des jours et des jours, pas une ombre, pas un nuage.
Un matin, Abel, le premier à se lever, regarda par la fenêtre :
« Regarde Joseph, il pleut ! »
« Il pleut ? dit Joseph, mais c’est impossible, dans ce jardin, il ne pleut jamais ! »
Les deux amis partirent réveiller les filles : Gabrielle et Alice.
« Regardez les filles, dit Abel, il pleut ! »
« Mais que peut-on faire ? demanda Gabrielle, à qui peut-on demander de remettre en route le soleil pour retrouver le beau temps ? »
Personne n’en savait rien, et l’inquiétude pouvait se lire sur le visage des quatre amis.
Abel eut soudain une idée
« J’ai entendu parler, voilà longtemps, d’un magicien qui faisait la pluie et le beau temps. On pourrait peut-être lui demander ce qu’il peut faire, qu’en pensez -vous ? »
« Bonne idée répondirent en cœur les trois amis, dis-nous où se trouve ce magicien et nous irons le voir pour retrouver le beau temps ».
Abel fit appel à ses souvenirs et conduisit les amis à une petite maison au fond d’un bois.
En effet, le sorcier habitait une cabane minuscule pleine de grandes marmites et de vieux livres de magie. Il était très vieux dans sa longue robe. Il avait une barbe blanche immense, un chapeau noir pointu, un grand nez et des petits yeux malicieux. Il avançait avec une longue canne surmontée d’une tête de cheval.
« Bonjour dit Gabrielle de sa voix la plus douce, nous aimerions savoir si vous pouvez nous aider ? Il paraît que vous êtes capable de faire la pluie et le beau temps ».
« Oui, ici il pleut dit Alice, et nous aimerions qu’il fasse très beau !»
Le sorcier répondit à Alice, en tirant sur sa barbe longue et blanche :
« Je peux essayer de faire en sorte qu’il fasse beau et que le soleil brille, mais voilà longtemps que je n’ai pas fait ça … Il faut que je me souvienne de mes formules magiques pour vous aider » …
« Pour cela, il va vous falloir passer au travers de ce beau miroir et nous allons faire un essai ».
Abel et Joseph s’avancèrent, Gabrielle et Alice avaient un peu peur mais le sorcier les invita à s’approcher du miroir et à entrer aussi dedans.
« Abracadabra Taratata » dit le magicien en agitant sa baguette magique.
« Quelle drôle de sensation dit Joseph ».
« Mais où sommes-nous dit Abel ? »
Il faisait en effet un temps magnifique. Le soleil brillait dans un ciel bleu pur.
« On dirait le désert, dit Gabrielle, regardez les dunes là-bas, le sable blond et au loin des chameaux. »
Alice avait déjà vu des chameaux dans un zoo, elle les reconnut aussitôt. Ils avaient deux bosses sur le dos !
Voilà aussi une caravane qui passait devant leurs yeux. Elle transportait des trésors.
« Regardez, là-bas, au loin, très loin, on dirait une oasis avec des palmiers en forme de plumeaux verts. » dit Joseph.
Le spectacle était vraiment magnifique et le sable était très doux, chaud et doré …
« Mais quelle chaleur ! dit Abel tout à coup, quelle chaleur ! »
« Quelle chaleur reprirent en cœur les quatre amis, on étouffe ! »
« Mais oui, il fait vraiment trop chaud ! Ici il y a du soleil mais il n’y a pas d’ombre…il faudrait que nous puissions trouver un endroit ensoleillé mais moins chaud ! »
En entendant cela, le vieux sorcier leur dit :
« J’ai dû me tromper dans la formule magique…Ne bougez pas, j’ai ce qu’il vous faut, moins chaud et ensoleillé. Je vais chercher la bonne formule et je suis à vous »
« Ouf ! » dirent Joseph et Abel
« Ouf ! » dirent Alice et Gabrielle.
Le sorcier se plongea dans son vieux livre de recettes et prononça la formule suivante:
« Abracadabra Tontontata ».
En un clin d’œil les quatre amis furent sous un beau soleil …
« Mais où sommes-nous dit Abel ? » qui était nez à nez avec un ours blanc.
« On dirait le Pôle-Nord » dit Joseph qui avait déjà vu des images de pôle nord et d’ours blanc, c’est un endroit où la glace ne fond jamais !»
« Quel animal magnifique ! dit Alice, si blanc, si doux ! »
« Oui, il est très beau dit Abel, il marche sur la glace et emmène ses petits se baigner ».
« Regardez au loin, dit Gabrielle, on dirait des pingouins. Comme ils sont mignons, ils se dandinent et nagent entre deux glaçons »
« Mais les amis, dit Alice, il fait un froid de canard ! nous ne sommes pas assez couverts et malgré le soleil, nous ne pouvons pas rester, je suis gelée ! »
« Moi aussi dit Abel qui commençait à grelotter »,
« On serait mieux dans un endroit moins froid » dit Joseph.
Entendant cela, le vieux sorcier leur dit » :
« J’ai encore dû me tromper dans la formule magique…Ne bougez pas, j’ai ce qu’il vous faut … je cherche à nouveau la bonne formule »
Le sorcier se replongea dans son vieux livre de recettes magiques et prononça la formule suivante :
« Abracadabra Laktiticaca ».
« Quelle drôle de formule dirent les quatre amis en cœur » en riant.
« Mais où sommes – nous dit Joseph ? » nez à nez avec une baleine…
« Regardez autour de nous, c’est la mer, immense et bleue, nous sommes sur une île déserte au milieu de l’océan… » dit Abel.
« Oh, des dauphins magnifiques, et des poissons volants ! Quel paradis les amis, oui quel paradis » ajouta Abel.
« La mer est si bleue et ces poissons si extraordinaires !!! Mais moi, je ne sais pas nager » dit Gabrielle un peu inquiète.
« Moi non plus » répondit Alice…
« Mais nous non plus, nous ne savons pas nager dirent les deux garçons… Que faire ? comment partir d’ici ? »
Alors, les amis dirent en cœur :
« Et si nous revenions dans notre jardin sous la pluie, nous pourrions sauter dans les flaques avec nos grande bottes jaunes et nos cirés ! »
En entendant cela, le sorcier chercha une fois encore la bonne formule en espérant, cette fois ci, ne pas se tromper !
Il prononça alors la formule suivante :
« Abracadabra Toutcourt »
Et les quatre amis passèrent de l’autre côté du miroir et se retrouvèrent dans le jardin magnifique.
« Ouf ! dit Abel, nous revenons de loin ! »
La pluie venait de cesser. Des perles d’eau se balançaient sous chaque feuille des grands arbres comme des lucioles, l’herbe était brillante de pluie, les escargots étaient de sortie et les amis s’avancèrent tous ensemble vers les plus grandes flaques d’eau pour s’éclabousser en riant…
« Mais, qu’on est bien chez soi, quand on est avec ses meilleurs amis » dirent alors en cœur les quatre amis !!!!