Abel et les papillons

Abel aimerait bien partir en voyage. Grâce à ses amis  les papillons, il part dans les airs visiter le vaste monde.... Est-ce en rêve ou en vrai????

Abel et les papillons

 

 

 

Abel et les papillons

 

 

IL y a bien longtemps, vivait Abel, un jeune prince tout blond.

Il aimait les papillons multicolores qui passaient de feuilles en feuilles dans les arbres de son jardin.

 

Un jour, sa marraine lui offrit une boîte mystérieuse, une tout petite boîte qui brillait de mille feux.  Cette boîte était un cadeau étrange mais sa marraine était une fée fantasque qui aimait les devinettes et les surprises.

-       Merci pour cette belle boîte, dit le petit prince, que contient-elle ?

-       Elle ne contient que ce que tu veux bien y mettre, répondit la marraine… Elle est désormais à toi, fais un vœu et il se réalisera…. 

-       Mon rêve lui dit-il, serait de voler comme mes amis les papillons. J’aimerais les accompagner dans le ciel pour voir le monde. 

-       Soit, répondit la marraine. Attends que la lune se lève tout là-haut   et ton rêve sera réalisé… Elle disparut alors dans un froufrou de robe à paillettes avec sa baguette magique.

 

La Lune se levait doucement là-haut entre quelques étoiles. Son petit croissant brillait doucement.

En fermant les yeux, le prince sentit un frôlement d’ailes et une petite voix lui dit :

-       « Viens donc avec nous et nous volerons ensemble ! » C’était un papillon magnifique aux ailes dorées. 

-       « Mais comment faire ?  Dit le prince, je n’ai aucun moyen de m’envoler, je ne suis qu’un humain, je n’ai pas d’ailes ».

-       « Ouvre la petite boîte dit le papillon au prince. »

Le prince ouvrit la boîte. Aussitôt, elle se transforma en un magnifique carrosse …

-       « Monte dans le carrosse dit le papillon, je serai ton cheval du ciel ».

 

Aussitôt dit, aussitôt fait, le papillon attaché par des fils d’or s’élança dans le ciel entre les étoiles.

-       « Tiens-toi bien, dit-il au prince, nous volons très haut, regarde comme la terre est belle, si bleue avec ses lumières dorées ».

La lune salua le prince qui voguait entre les étoiles filantes aussi vite que le vent.

 

Le cortège passa au-dessus d’un grand lac. La lune et les étoiles se reflétaient sur la surface de son eau lisse comme un miroir. Le ciel brillait comme un grand lustre doré.

 

Après avoir longtemps vogué loin dans les airs, le soleil apparut dans le ciel.

Le prince aperçut alors des collines recouvertes d’une belle herbe verte. Au loin, des pompons semblaient rassemblés comme des tout petits nuages. En s’approchant, le prince reconnut des moutons frisés plus blancs que la neige, qui croquaient l’herbe fraîche. 

-       « Qui es-tu demandèrent les moutons ? Que viens-tu faire ici ? »

-       « Je visite le vaste monde répondit le prince, et j’aimerais être votre ami ».

-       « Si tu veux répondirent les moutons tous en cœur, viens avec nous, nous broutons l’herbe du printemps et donnons notre laine pour fabriquer de belles écharpes multicolores.  En veux-tu une pour ne pas avoir froid, là-haut, dans le ciel ? »

Et les moutons donnèrent au prince leur plus belle écharpe en laine couleur arc- en-ciel. Elle était magnifique et le prince était très coquet !

Le prince était très heureux, il remercia les moutons, mit l’écharpe autour de son cou et repartit aussitôt.

 

 

Il reprit son chemin avec le papillon aux ailes dorées.

-       « Où allons-nous, demanda le papillon ? » 

-       « Je voudrais voir des vaches dit le prince, celles qui sont en liberté sur les montagnes fleuries. »

Ils repartirent alors vers une montagne encore plus haute. Sous ses sommets encore enneigés l’herbe était parsemée de fleurs multicolores, douces et parfumées. 

Le prince alors aperçut au loin des petites vaches couleur chocolat aux belles cornes en forme de trompettes.

-       « Qui es-tu demandèrent les vaches ? Que viens-tu faire ici ? »

-       « Je visite le vaste monde répondit le prince, et j’aimerais être votre ami. »

-       « Si tu veux répondirent les petites vaches toutes en cœur, viens avec nous, nous broutons l’herbe du printemps et donnons notre lait pour fabriquer des fromages et du beurre jaune comme l’or.  En veux-tu pour ton repas, là-haut, dans le ciel ? »

Et les vaches donnèrent au prince leur lait le plus blanc, leur fromage le plus doux et leur beurre le plus doré. C’était délicieux le prince était très gourmand !

Le prince était très heureux, il remercia les vaches et repartit aussitôt.

 

 

Mais le prince avait hâte de visiter le vaste monde et de se faire de nouveaux amis.

Le carrosse d’or descendit vers la plaine ou coulait une belle rivière bleue. Là, devant une ferme au toit rouge, il aperçut des toutes petites taches blondes qui couraient dans tous les sens sur l’herbe verte d’un pré. 

En s’approchant, il aperçut des poules blondes au bec d’or. Leurs plumes brillaient au soleil. 

-       « Qui es-tu demandèrent les poules ? Que viens-tu faire ici ? »

-       « Je visite le vaste monde répondit le prince, et j’aimerais être votre ami. »

-       « Si tu veux répondirent les petites poules toutes en cœur en caquetant, viens avec nous, nous cherchons des petites graines dans l’herbe et donnons nos œufs pour faire de belles omelettes dorées.  En veux-tu pour ton repas, là-haut, dans le ciel ? »

Et les poules donnèrent au prince deux œufs magnifiques. Le prince fit très attention à ne pas les casser pour les manger en rentrant.

Le prince était très heureux, il remercia les poules et repartit aussitôt.

 

Près de la rivière, de minuscules maisons en bois et en paille semblaient habitées. En s’approchant, le prince entendit un bourdonnement bzzzbzzz. C’était une ruche et les abeilles volaient pour rapporter le pollen jaune des fleurs de champs.

-       « N’aie pas peur dit l’une d’elles, nous pouvons être tes amies si tu veux. Nous fabriquons un miel sucré et blond, blond comme toi ! Aimerais tu gouter ? Si tu veux, nous pouvons t’en donner un petit pot. »

Et les abeilles donnèrent au prince un miel liquide, transparent et délicieux. Le prince était si heureux d’avoir autant d’amis. Il remercia les abeilles et repartit aussitôt.

 

Mais le soir tombait et les étoiles commençaient à briller dans le ciel. La lune passa derrière un petit nuage. 

-       « Il est temps de rentrer dit le papillon au petit prince. Je suis fatigué et je vois tes yeux se fermer ».

Mais le petit prince n’avait pas eu le temps d’entendre le papillon. Il dormait déjà et le carrosse d’or était en train de retrouver le chemin de la maison.

 

Le lendemain matin, au moment où le soleil se levait, le prince se frotta les yeux. Avait-il rêvé ? La petite boîte magique était à nouveau posée sur la table et les papillons volaient dans les arbres comme à l’accoutumée.

Mais, mais, mais, il avait gardé autour du cou la belle écharpe des moutons, sur sa table, le lait, le beurre et le fromage de ses amies les vaches, les deux œufs des poules et le bon miel des abeilles !  

Alors, tout en gardant sa belle écharpe couleur d’arc en ciel autour du cou, il fit cuire les deux œufs, chauffa le lait, étala le beurre sur une belle tartine de pain frais et ajouta le miel délicieux que lui avaient donné les abeilles. Une belle et grande journée pouvait à nouveau commencer.